ilme demande de lui laisser du temps!!! c'est ce que je pense aussi, mais j'espÚre que ça n'a pas mis ses sentiments pour moi au placard et j'espÚre que notre relation
Le 12 juin 2020 Ă 155411 Klaztwan3s a Ă©crit Avant de crier cuck Sachez que je n'ai jamais aimĂ© comme je l'aime, c'est peut etre la femme de ma vie et je veux qu'elle soit bien Nous sommes ensemble depuis 7 mois, et il se trouve qu'au dĂ©but de notre flirt 2-3 semaines aprĂšs l'avoir connu je couchais encore avec mon ex avant d'arrĂȘter de la frĂ©quenter, puis de me mettre en couple avec ma copine qu'elle a trĂšs trĂšs trĂšs mal vĂ©cu le fait que je voyais encore mon ex alors qu'on flirtait dĂ©jĂ , et l'a vĂ©cu comme une trahison qui a depuis Ă©voluĂ© en traumatisme.. je suis dĂ©semparĂ© et je me sens impuissantJe suis heureux avec elle, elle me va si bien. C'est la seule ombre au tableau ce traumatisme, et comme elle me dit tout ; elle m'a rĂ©cemment avouĂ© dans un coup de tristesse qu'elle voulait que je ressente ce qu'elle a ressenti et ressent encore parfois je suis son premier amourCar oui elle le vit comme une tromperie. Dans les faits c'est pas ce qui s'est passĂ© mais elle le vit comme ne veut pas le faire dans mon dos car elle a confiance en notre relation, elle m'a vidĂ© son sac tout simplement. Et m'a confiĂ© cette envie de sais que ça la soulagerait beaucoup sans mauvais jeu de mots. Et cette histoire avec mon ex est absolument le seul point noir de notre relation 90% du temps c'est super.Je me dis que si je la laisse faire, peut etre que je mettrais un an Ă m'en remettre voire plusMais si elle et moi on est mieux aprĂšs, qu'est ce que c'est si derriĂšre il y a des dizaines d'annĂ©es de bonheur ?Ps sexuellement c'est gĂ©nial entre nousOK alors on rĂ©sume - Relation de mĂȘme pas un an - copine prodĂ©ment immature, qui cherche Ă se "venger" Vous devez avoir chacun pas plus de 25 ans Bref, une amourette de jeune, ou vous vous croyez amoureux "pr la vi "De plus, chercher Ă se venger ben... Bon disons que je donne pas plus de 1an et demi de vie Ă votre relation BonjourĂ toute et tous, J'ai besoin d'aide car je ne sait plus quoi faire pour rĂ©cupĂ©rer l'amour de ma vie. Voici l'histoire Nous nous connaissons depuis 12 ans. Couple recomposĂ© avec 4 enfants de son cotĂ© et 1 du mien. Nous avions une vie commune sous le mĂȘme toi. Nous avons eu bcp de soucis par rapport aux enfants. Soucis crĂ©e souvent par moi car trop dâĆillĂšres et 1Comme chacun sait, la demande auprĂšs de lâanalyste ne se rĂ©duit pas Ă son Ă©noncĂ©. Elle requiert un travail dâanalyse tenant compte de lâambivalence de cette demande, de qui la porte et du dĂ©sir de lâanalyste. Elle prĂ©sente un style et des modalitĂ©s spĂ©cifiques, oĂč se jouent notamment la frustration et la rĂ©pĂ©tition, parce quâelle est constitutive des rapports humains dĂšs lâorigine. 2Quelquâun, par ailleurs maĂźtre de soi, souffre dâun conflit interne auquel il ne peut mettre fin tout seul, si bien quâil finit par venir chez le psychanalyste Ă qui il se plaint et demande de lâaide. » Câest ainsi que Freud [1] dĂ©finit les conditions idĂ©ales de la demande adressĂ©e au psychanalyste. Il le fait Ă propos dâune jeune fille, la jeune homosexuelle », qui sâaffiche dans Vienne au bras dâune demi-mondaine. La jeune fille, conduite Ă Freud par ses parents, ne souhaite en rien changer. Son pĂšre paraĂźt surtout soucieux de mettre fin au scandale en la ramenant dans le droit chemin, celui du mariage. Quant Ă la mĂšre, elle sâavĂšre faire preuve dâune certaine complaisance envers les confidences de sa fille. Dans une telle situation, Freud estime difficile de mener Ă bien une analyse avec la jeune fille et Ă©nonce les conditions [2] que la demande doit rĂ©unir, tout en reconnaissant que câest loin dâĂȘtre toujours le cas. Il nâest pas rare, en effet, quâun mari demande pour sa femme, une mĂšre pour son enfant, un mĂ©decin pour son patient rĂ©calcitrant ou un juge pour un dĂ©linquant. DĂšs lors, le conflit est, a priori, non pas interne, intra-psychique, mais interactif, et les Ă©lĂ©ments de la demande sont dispersĂ©s entre plusieurs protagonistes. DâoĂč, parfois, la nĂ©cessitĂ© de travailler au plan des interactions. Raison pour laquelle les psychanalystes, lorsquâils travaillent avec les enfants, ou des psychotiques, ou en institution, peuvent ĂȘtre amenĂ©s Ă travailler avec les parents ou ceux qui ont en charge le patient, afin de permettre Ă celui qui souffre dâĂ©laborer sa demande et, Ă©ventuellement, sa non-demande. En tout cas, de cette inadĂ©quation frĂ©quente entre la demande idĂ©ale et les demandes effectives, il rĂ©sulte un attendu et une consĂ©quence. Un attendu nous ne pouvons opĂ©rer quâĂ partir dâune demande du patient ou reprise Ă son compte par lui, et non sur commande dâun tiers parent, professeur, juge, chef de serviceâŠ. Une consĂ©quence il convient dâanalyser cette demande et dâabord auprĂšs de celui qui la porte. Câest lĂ une attitude singuliĂšre un commerçant, ma boulangĂšre par exemple, ne se soucie pas dâanalyser ma demande, elle y rĂ©pond, elle la satisfait. Peut-ĂȘtre pourra-t-elle, cependant, si je viens dix fois dans la mĂȘme journĂ©e lui acheter une baguette, se demander si je ne lui veux pas autre chose. Câest prĂ©cisĂ©ment la position dans laquelle nous sommes, de supposer autre chose derriĂšre la demande qui nous est adressĂ©e, derriĂšre lâexplicite un implicite que nous estimons avoir Ă Ă©lucider, en en dĂ©gageant les tenants et aboutissants. DâoĂč la nĂ©cessitĂ© de suspendre la rĂ©ponse Ă la demande pour permettre son dĂ©ploiement dans la parole et faire apparaĂźtre, en deçà et au-delĂ de ce que la personne demande, ce quâelle vous appelle de la part du docteur la pratique, en effet, nous sommes amenĂ©s Ă recevoir toutes sortes de demandes qui sont loin de rĂ©unir les conditions idĂ©ales dĂ©finies par Freud. Je ne mâattarderai pas sur les demandes disparates, parfois franchement aberrantes, en tout cas peu travaillables, telle celle dâun dĂ©linquant sexuel venant la veille de son procĂšs engager un traitement sur les conseils de son avocat, ou des parents en instance de divorce cherchant dans les problĂšmes de leur enfant la preuve certifiĂ©e de la mauvaisetĂ© fonciĂšre de leur conjoint, ou encore de ce mĂ©decin souhaitant que je teste son patient alcoolique en feignant de lui trouver une dĂ©gradation intellectuelle, comme lui-mĂȘme avait feint de lui trouver un gros foie ». Je prendrai lâexemple dâune demande assez ordinaire, reçue par tĂ©lĂ©phone et formulĂ©e ainsi Bonjour docteur, je vous appelle de la part du docteur M. pour mon petit garçon de deux ans, parce quâil est agressif avec les autres enfants. » Une simple analyse sĂ©mantique du contenu de cet Ă©noncĂ© montre la dispersion des Ă©lĂ©ments de la demande, entre la maman et le mĂ©decin qui allĂšguent, lâenfant qui porte le symptĂŽme agressivitĂ©, la souffrance qui nâest pas Ă©voquĂ©e⊠En outre, la mise en avant des titres de docteur » indique la nature manifestement mĂ©dicale de la dĂ©marche. Je reçois donc la maman avec son enfant et mâattache Ă lui faire expliciter les termes de sa demande. Que veut-elle dire par agressivitĂ© ? OĂč il apparaĂźt que ce sont les dames de la garderie » qui lâont interpellĂ©e sur le fait que son garçon, appelons-le Johnny, mord les autres enfants Ă lâoccasion de conflits autour des jouets. Elle en a parlĂ© Ă son mĂ©decin, le docteur M., qui lui a conseillĂ© de sâadresser Ă moi. Quant Ă elle, ces conduites agressives, qui nâapparaissent pas hors de ce contexte, ne lâinquiĂštent pas davantage, Johnny, selon elle, ne posant pas et nâayant pas posĂ© dâautres problĂšmes dans les diffĂ©rents domaines du dĂ©veloppement. 4Pendant cet Ă©change, Johnny, de façon rĂ©pĂ©titive, descend des genoux de sa maman pour sâasseoir sur le sol et enlever ses chaussures. Ă chaque fois, tout en continuant Ă parler et sans manifester la moindre impatience, elle se lĂšve, le reprend sur ses genoux et lui remet ses chaussures ; il redescend et les enlĂšve Ă nouveau⊠Comme jâattire son attention sur cette conduite, elle mâexplique que Oui, Ă la maison aussi, câest la mĂȘme chose je lâhabille, il se dĂ©shabille aussitĂŽt, il me vide les tiroirs, les placards, les armoires⊠Il veut toujours imposer sa volontĂ©. » Et que fait-elle ? Eh bien, je range, je passe mon temps Ă ĂȘtre derriĂšre lui, pour le rhabiller, ramasser, remettre les choses en place⊠» Elle nâen paraĂźt pas outre mesure affectĂ©e Vous savez, câest un garçon, ils sont plus difficiles que les filles, ils savent ce quâils veulent. » Lâentretien se poursuivant, le manĂšge de Johnny vire Ă lâaigre il se dĂ©bat lorsque sa mĂšre le reprend, gĂ©mit, pleure et, finalement, se plante entre elle et moi, sâaccroupit et, me regardant droit dans les yeux, fait caca dans sa culotte, heureusement pourvue dâune couche. Comment mieux signifier ses sentiments Ă ce personnage qui vient distraire sa mĂšre et troubler leur relation duelle ? Vous voyez, me dit sa maman, Ă©tablissant spontanĂ©ment un lien entre pulsion anale, emprise et agressivitĂ©, il veut toujours imposer sa volontĂ©. » De la place visĂ©e dans le transfert par Johnny, celle de lâ emmerdeur », je lui demande comment le papa prend les choses. Lui, il est routier, il ne revient quâen fin de semaine, il nâa pas envie de rentrer pour faire la police, il prĂ©fĂšre jouer avec lui. Dâailleurs, sa mĂšre mâa dit quâenfant il Ă©tait pareil, il Ă©tait aussi trĂšs dur, elle a eu beaucoup de mal avec lui, son mari nâĂ©tait jamais lĂ . Plus grand, il se bagarrait souvent, il ne fallait pas venir le chercher. Ăa lui a parfois attirĂ© des ennuis ! » Comme je lui fais remarquer que ces conduites ne semblent pas lui dĂ©plaire vraiment, elle acquiesce Un garçon doit savoir sâimposer, non ? » Elle peut alors verbaliser quâelle ne souhaite pas vraiment de changement et que ce quâelle attendait de moi, au fond, câĂ©taient des arguments un test, par exemple, lâavis dâun spĂ©cialiste, Ă opposer aux dames de la garderie qui avaient, plus ou moins explicitement, mis en doute la normalitĂ© de son enfant. Si lâentretien lui a permis de comprendre que mon rĂŽle nâest pas celui-lĂ , la conduite de son enfant ne lui semble pas, cependant, exprimer une souffrance qui justifierait, dans lâimmĂ©diat, une poursuite de nos rencontres. 5Ainsi se formule et sâĂ©labore, au fil de lâentretien, selon une pente dâailleurs assez spontanĂ©e pour peu que lâon nây fasse pas obstacle la description phĂ©nomĂ©nologique actuelle de la conduite dĂ©signĂ©e comme symptomatique quand, comment, avec qui, depuis quand ?⊠;Ă partir de quoi lâanamnĂšse la resituera dans lâhistoire de lâenfant troubles antĂ©cĂ©dents, dĂ©veloppement dans la petite enfanceâŠ, ponctuĂ©e des avatars de lâorganisation pulsionnelle ;dâoĂč lâon pourra aborder les relations des parents avec lâenfant maniĂšre dâĂȘtre et de rĂ©agir Ă lui, conduites et croyances Ă©ducatives de lâun et de lâautre⊠et les apprĂ©cier au regard de la mise en place de lâĆdipe ;ce qui les amĂšnera Ă Ă©voquer leur propre enfance comment ils Ă©taient, ce que leurs parents disaient dâeux, comment ils ont Ă©tĂ© Ă©levĂ©sâŠ, leur propre nĂ©vrose infantile ;et, ainsi, de retrouver une filiation sur trois gĂ©nĂ©rations, articulĂ©e autour du trait dâidentification qui sous-tend le symptĂŽme, tel quâil sâĂ©nonce dans la parole et dont il convient dâapprĂ©cier la possibilitĂ© de le mobiliser dans une relation si ce travail prĂ©alable est un temps nĂ©cessaire, il nâest pas pour autant un temps unique qui verrait le dĂ©voilement dĂ©finitif dâune demande latente derriĂšre une demande manifeste, contrairement Ă ce que pourrait laisser penser lâexemple ci-dessus. DĂšs lors quâune relation suivie sâengage, il sâavĂšre quâelle est rĂ©guliĂšrement ponctuĂ©e de demandes substitutives plus ou moins exprimĂ©es et auxquelles lâanalyste aura Ă ne pas rĂ©pondre pour permettre la poursuite de lâanalyse. Câest quâen effet la demande est au cĆur mĂȘme de toute relation Ă lâautre, avec les modalitĂ©s et le style particulier quâelle peut prendre dans chaque cas. Elle est constitutive des rapports humains et se met en place, dĂšs le dĂ©but de la vie, dans la relation du bĂ©bĂ© Ă sa mĂšre. Elle rĂ©sulte de la prise immĂ©diate du biologique dans lâordre langagier qui lâantĂ©cĂšde et rĂšgle les rapports humain, en effet, arrive dans un monde structurĂ© par le langage. La dĂ©coupe de son monde, de son environnement, des objets qui lâentourent les barreaux de son lit, la cloche musicale, les rideaux de sa chambreâŠ, les Ă©vĂ©nements qui y prennent place, obĂ©issent Ă une organisation qui ne doit plus grand-chose Ă un ordre naturel auquel son Ă©quipement instinctuel lui permettrait une adaptation quasi instantanĂ©e. Il va donc lui falloir ĂȘtre introduit dans cet ordre langagier, dont la premiĂšre expression tangible est, selon la formule de Lacan, que ça parle autour de lui ». Pour en arriver Ă lui-mĂȘme parler le monde, faire passer au-dedans ce dans quoi il baigne », lâincorporer, il devra en passer par le repĂ©rage de ce qui, dans ce ça parle », parle de lui. Ce qui ne saurait se faire sans quelquâun qui lui parle. Autrement dit, le point de rencontre entre le cri a-signifiant du bĂ©bĂ©, pure expression dâun besoin cherchant la satisfaction, et ce monde de langage, ce point de rencontre que Lacan nomme le lieu de lâAutre », devra ĂȘtre supportĂ©, incarnĂ©, par un autre rĂ©el, la mĂšre en gĂ©nĂ©ral. Celle-ci, en rĂ©pondant Ă ce cri, en acte par sa prĂ©sence, son sein, le biberon, les soins, va le transformer en appel, appel visant Ă retrouver la satisfaction ainsi obtenue. Ce qui implique, de la part de cette mĂšre, une interprĂ©tation des besoins de son bĂ©bĂ© il a faim, froid, mal au ventre, il est mouillĂ©, etc. Si, comme câest le cas le plus frĂ©quent, elle ne se limite pas Ă rĂ©pondre par une action, mais, lui supposant une comprĂ©hension, formule Ă lâenfant ses interprĂ©tations Oh, le bĂ©bĂ©, il a fait son dodo, il avait faim⊠», avec ces inflexions si caractĂ©ristiques repĂ©rĂ©es par les linguistes, elle va transformer son appel en demande. Demande de quoi ? Demande dâelle, de sa venue, non seulement avec lâobjet du besoin, mais avec ses paroles, Ă lui adressĂ©es, qui lâaccompagnent. La mĂšre devient elle-mĂȘme objet de satisfaction mais, en mĂȘme temps, de frustration. Car, elle est ainsi constituĂ©e comme toute-puissante, puisquâelle peut ou non rĂ©pondre Ă cette demande et que câest cette rĂ©ponse qui sera cherchĂ©e pour elle-mĂȘme, comme preuve de son intĂ©rĂȘt pour lui. DâoĂč cette autre formule de Lacan que toute demande est une demande dâamour. 7Demande nĂ©cessairement frustrante, dans la mesure oĂč la mĂšre ne saurait, et câest heureux, ĂȘtre exclusivement et constamment tournĂ©e vers son enfant. Demande, de ce fait, jamais totalement satisfaite et toujours Ă renouveler. Est-ce Ă dire que lâenfant va ainsi passer son temps, de demande en demande, Ă tenter dâobtenir la confirmation impossible de lâamour maternel total ? Ce peut-ĂȘtre le cas, si celle-ci, ne renonçant pas Ă ĂȘtre tout-amour pour lâenfant, sâinstalle, imaginairement, dans cette position de toute-puissance, en voulant croire et lui laisser croire quâelle peut rĂ©pondre Ă toutes ses demandes, quâelle a tout ce quâil lui faut. Comment alors, pour lâenfant, lui signifier, autrement que par une surenchĂšre de la demande, que ce quâelle lui donne son sein, ses bras, son temps, son argentâŠ, ça nâest pas ça ? Lâamour, disait encore Lacan, câest donner ce que lâon nâa pas. Et câest donc, au contraire, la dĂ©faillance de la mĂšre qui va permettre Ă lâenfant de passer Ă un autre registre que cette frustration sans fin, celui du dĂ©sir. Quâelle soit manquante et quâelle cherche ailleurs, ailleurs quâen elle-mĂȘme et ailleurs quâen lui, une satisfaction va amener lâenfant Ă souhaiter obtenir, au-delĂ des objets fantasmatiques de leurs Ă©changes, le sein pour la demande orale et les fĂ©cĂšs pour la demande anale [3], ce quâelle semble chercher, ce qui lui fait dĂ©faut. DâoĂč cette autre formule de Lacan que le dĂ©sir, câest le dĂ©sir de lâAutre, Ă entendre dans le double sens subjectif et objectif Ă savoir quâil dĂ©sire ĂȘtre la cause du dĂ©sir de lâAutre et quâil trouve dans lâAutre la cause de son propre dĂ©sir. DâoĂč aussi ce constat que si la demande porte sur un objet, le dĂ©sir, lui, porte sur un manque, et dont lâenfant nâa pas dâabord idĂ©e autrement quâĂ travers ces signes que sont les conduites par lesquelles la mĂšre sâabsente de lui et les verbalisations Ă©ventuelles qui les accompagnent. Ă partir de quoi, elle constituera pour lui les insignes de ce qui est dĂ©sirable et qui sera finalement symbolisĂ©, dans le procĂšs Ćdipien, par le phallus, situĂ© chez le pĂšre, lequel apparaĂźt ainsi comme ayant lui et lui seul pouvoir et droit de jouir dâelle. Ainsi, ce qui est visĂ© dans le dĂ©sir se trouve au-delĂ de lâobjet supposĂ© le susciter et ne peut-ĂȘtre que manquĂ©. Câest ce dont Freud, dĂ©jĂ , avait fait le constat avec la notion de lâobjet perdu de la premiĂšre satisfaction, le sein maternel, qui induit la recherche dâobjets substitutifs jamais pleinement satisfaisants. Dans un texte de 1912, Sur le plus gĂ©nĂ©ral des rabaissements de la vie amoureuse [4] », il conclut ainsi Ă une difficultĂ© inhĂ©rente Ă la pulsion sexuelle Aussi Ă©trange que cela paraisse, je crois que lâon devrait envisager la possibilitĂ© que quelque chose dans la nature mĂȘme de la pulsion sexuelle ne soit pas favorable Ă la rĂ©alisation de la pleine satisfaction. » Et il rattache ce quelque chose » Ă ce constat de la psychanalyse Lorsque lâobjet originaire dâune motion de dĂ©sir sâest perdu Ă la suite dâun refoulement, il est frĂ©quemment reprĂ©sentĂ© par une suite dâobjets substitutifs dont aucun ne suffit pleinement. »Demande et rĂ©pĂ©tition8DâoĂč ces conduites de rĂ©pĂ©tition qui visent non pas Ă retrouver lâobjet, irrĂ©mĂ©diablement perdu, mais Ă le faire exister comme perdu en le ratant dâaussi prĂšs que possible, pourrait-on dire. Lacan pointera le caractĂšre mythique de cet objet perdu freudien qui vient habiller de la nostalgie dâune jouissance premiĂšre avec la mĂšre, ce trou de lâorigine, ce rĂ©el au-delĂ de toutes les reprĂ©sentations quâen a le sujet [5] », quâil nommera la chose », dans le sĂ©minaire LâĂthique de la psychanalyse [6]. Câest Ă partir de ce lieu hors signifiant, lieu du refoulement originaire, que sâorganise la dialectique de la demande et du dĂ©sir. Dialectique que Freud repĂšre Ă travers les impasses de la rĂ©pĂ©tition, par exemple dans les nĂ©vroses dâĂ©chec, mais aussi bien et plus subtilement Ă lâĆuvre dans les conduites ordinaires par lesquelles nous mettons rĂ©guliĂšrement en perspective des objets Ă obtenir, des projets Ă rĂ©aliser, des rĂ©compenses Ă dĂ©crocher, des dĂ©fis Ă relever, selon des modalitĂ©s propres Ă chacun, et dont la satisfaction, sinon totalement ratĂ©e, laissera ce rĂ©el approchĂ© mais hors dâatteinte et ne pourra ĂȘtre que partielle et temporaire, permettant la relance du dĂ©sir vers dâautres objectifs. 9Sâagissant des patients qui nous arrivent, et puisquâils nous arrivent, il est probable quâils sont, plus que dâautres, empĂȘtrĂ©s dans la rĂ©pĂ©tition, du cĂŽtĂ© de lâĂ©chec plutĂŽt que de la rĂ©ussite. Et leur demande Ă notre endroit est Ă considĂ©rer de la mĂȘme façon, Ă la fois comme une tentative ultime de sortir du ratage et de la souffrance qui lâaccompagne et comme une tentative supplĂ©mentaire de le reproduire et de sâen faire confirmer lâinĂ©luctable, corroborer leur fantasme, certifier leur symptĂŽme. Ce que nous ne manquerions pas de faire simplement en rĂ©pondant Ă leur demande initiale, dans les termes oĂč ils la posent. Ainsi, dans lâexemple de ce petit Johnny, rĂ©pondre par un examen, un test et, Ă©ventuellement, par un certificat attestant que lâenfant est ou nâest pas, peu importe, plus agressif quâun autre, reviendrait Ă certifier toute la dĂ©termination inconsciente qui prĂ©side Ă la demande, au prix dây enfermer un peu plus lâenfant. Câest donc, lĂ , la raison de la suspension de la rĂ©ponse Ă la demande qui va permettre, au contraire, de dĂ©ployer ces dĂ©terminations, au fil des demandes substitutives, explicites ou implicites, quâelle va engendrer. 10On peut rendre compte de ce mouvement de la maniĂšre suivante Figure 1Tours de la demandeTours de la demande11La demande initiale du patient, souvent non explicitement formulĂ©e de savoir sâil est curable, dâavoir un diagnostic, un certificat, un conseil pour faire un choix dans son existenceâŠ, de ne pas trouver son objet, va en faire le tour et entraĂźner une deuxiĂšme demande, Ă la fois semblable structuralement et diffĂ©rente phĂ©nomĂ©nologiquement, qui elle-mĂȘme va faire le tour de son objet sans lâatteindre, etc. Ainsi, progressivement, le patient va entrer plus avant dans la formulation de ce que cette demande traduit, son rapport Ă lâAutre et Ă lâobjet, avec les conflits, rĂ©sistances, ambivalences⊠dans lesquels il est pris. Il va dĂ©ployer le rĂ©seau symbolique qui le constitue comme sujet de sa demande, non sans que sâinterposent, de façon rĂ©currente, dans la relation Ă lâanalyste, les obstacles imaginaires du moi reproches Ă lâanalyste sur sa façon de procĂ©der, questionnement sur ses intentions, crainte de son jugement, etc.. Ces obstacles, que Freud repĂšre sous le terme de rĂ©sistances et qui sont, en rĂ©alitĂ©, lâactualisation dans le transfert du rapport Ă lâAutre du patient, dans sa dimension infantile, conflictuelle, auront Ă ĂȘtre traitĂ©s et levĂ©s, au fur et Ă mesure, pour que la parole reprenne le cours de lâassociation libre. Mais jusquâĂ quand ? Car, selon ce modĂšle, on ne voit pas ce qui pourrait mettre fin Ă cette relance de la demande. Or, ce que fait apparaĂźtre la clinique, câest que ces tours de la demande ne dessinent pas un parcours linĂ©aire mais circulaire, que lâon peut reprĂ©senter ainsi Figure 2Tours de la demande et du dĂ©sirTours de la demande et du dĂ©sir12RĂ©guliĂšrement, la demande repasse par son point de dĂ©part, elle revient dans les mĂȘmes termes dans la parole de lâanalysant et, selon les cas, soit sur le mode de la plainte Je tourne en rond » ou Ăa, je vous lâai dĂ©jĂ racontĂ© »⊠soit avec le sentiment de satisfaction dâavoir bouclĂ© un tour. En effet, le patient tourne en rond, boucle des tours autour dâun autre objet, logĂ© dans le vide central ainsi dessinĂ©, objet qui cause son dĂ©sir et le dĂ©termine comme sujet de dĂ©sir et non pas seulement de demande. Il pourra ainsi, au terme de son parcours, ĂȘtre davantage en mesure de se positionner par rapport Ă ce quâil dĂ©sire, lui, que par rapport Ă ce quâil suppose devoir obtenir de lâautre, ou lui procurer, comme tĂ©moignage dâamour. Il lui faudra, en gĂ©nĂ©ral, plus dâun tour pour se rĂ©soudre Ă prendre cette position de responsabilitĂ© et ne pas attendre de lâautre quâil lui dicte sa dĂ©sir de lâanalyste13Le temps de lâanalyse, câest prĂ©cisĂ©ment le temps quâil faudra pour que lâanalyste, mis en place dâAutre, dans ce trou central par lâanalysant supposĂ© savoir ce quâil en est de son dĂ©sir et en receler lâobjet, soit peu Ă peu destituĂ© de cette place et cet objet, dit par Lacan objet a, dĂ©nudĂ©. Ainsi, il apparaĂźt que ce tore, nom de la figure topologique dessinĂ©e par ce parcours de la demande, sâenroule autour dâun deuxiĂšme tore, celui de lâanalyste qui vient occuper, pour lâanalysant, la place de lâ 3Enlacement des deux toresEnlacement des deux tores14Et oĂč lâon constate que la demande de lâanalysant porte sur lâobjet du dĂ©sir de lâanalyste, tandis que son dĂ©sir porte sur la demande de lâanalyste. Et, inversement, dans la vie ordinaire, oĂč ce deuxiĂšme tore, celui de lâAutre peut-ĂȘtre incarnĂ© par un petit autre le conjoint, un supĂ©rieur, un maĂźtre, etc., ou une instance lâĂ©tat, lâuniversitĂ©, lâentreprise, Dieu, etc.. Dans la situation analytique, câest cette rĂ©ciprocitĂ© qui est suspendue et permet le dĂ©roulement et lâachĂšvement du travail analytique câest parce que lâanalyste ne dĂ©sire rien dâautre que le dĂ©ploiement de la demande de lâanalysant, grĂące Ă la mise en Ćuvre de la rĂšgle fondamentale Dites tout ce qui vous vient⊠», autrement dit, quâil ne se prend pas pour le grand Autre pour qui le prend lâanalysant, mais accepte de nâĂȘtre que le support momentanĂ© de lâobjet cause de son dĂ©sir, que celui-ci peut-ĂȘtre dĂ©gagĂ©, et la relation analytique Ă©voluer diffĂ©remment dâune relation ordinaire, mais aussi dâune relation psychothĂ©rapeutique. Car si lâanalyste est rĂ©putĂ© neutre relativement aux opinions, situations, Ă©vĂ©nements dont lâanalysant fait Ă©tat, câest nĂ©anmoins de lâorientation de son dĂ©sir que dĂ©pend lâopĂ©ration analytique. 15Je lâillustrerai par lâexemple de cette femme reçue pour un entretien unique dans le cadre dâune consultation en institution. Madame G. a demandĂ© Ă voir un psychologue, car, dit-elle, Ă lâoccasion dâune dĂ©pression, il y a une dizaine dâannĂ©es, elle a suivi une psychothĂ©rapie et se demande si elle ne devrait pas, aujourdâhui, reprendre quelque chose. DĂ©pression ? PsychothĂ©rapie ? Reprendre quelque chose ? Lâentretien fait apparaĂźtre que, vivant mal le sentiment dâĂȘtre dĂ©laissĂ©e par son mari, elle avait obtenu de lui quâils aillent consulter une conseillĂšre conjugale. AprĂšs la premiĂšre sĂ©ance, il nâavait pas voulu poursuivre une dĂ©marche dont il nâĂ©tait, en fait, pas partie prenante. La conseillĂšre conjugale avait alors proposĂ© Ă Madame G. de continuer Ă venir seule, ce quâelle a fait pendant deux ans. Cela lâa aidĂ©e Ă dĂ©passer ce moment difficile, mais, finalement, aujourdâhui, les choses nâont pas rĂ©ellement changĂ© son mari ne lui accorde pas davantage de considĂ©ration et elle pense quâĂ lâĂąge oĂč elle arrive, il est temps, encore temps, pour elle de dĂ©cider ou non de changer le cours de sa vie. Elle aurait pour cela besoin dâĂȘtre aidĂ©e, mais se demande si elle doit retourner consulter la mĂȘme personne ou quelquâun dâautre. En dehors de son appellation officielle, il sâagit bien sĂ»r de savoir si cette conseillĂšre conjugale est en mesure dâentendre cette demande de parole et de la mettre au travail. Ă mes questions, Madame G. rĂ©pond que cette personne lâa, Ă lâĂ©poque, beaucoup aidĂ©e et soutenue Je pouvais lui parler de mes problĂšmes, je me sentais nulle et, avec mon mari, impossible dâengager la moindre discussion. Et puis, elle me donnait des conseils. » Suivant le prĂ©cepte freudien que lâexemple est la chose mĂȘme », je lui en demande un. Eh bien, une fois, je lui racontais comment une dispute avec mon mari Ă©tait survenue parce que je lui avais dit quâune femme Ă qui son mari ne prĂȘte pas dâattention pourrait aller voir ailleurs. Elle mâa expliquĂ© quâil valait mieux dire positivement âJe souhaiterais que tu tâintĂ©resses plus Ă moi.âEt, en effet, ça Ă©vitait des conflits. » Plus tard, dans lâentretien, comme elle revient sur son insatisfaction affective et sexuelle, je lui dis Et vous disiez quâune femme que son mari dĂ©laisse pourrait aller voir ailleurs ? » Oui, me rĂ©pond-elle⊠et dâailleurs, câest ce que jâai fait⊠» Elle me raconte alors comment, ayant confiĂ© sa dĂ©tresse Ă son mĂ©decin, celui-ci a engagĂ© avec elle une relation amoureuse sur laquelle elle a fondĂ© des espoirs, hĂ©las rapidement déçus, lui nâayant pas lâintention de sâengager durablement avec elle. Elle en est sortie profondĂ©ment blessĂ©e, humiliĂ©e au point quâelle nâa pu, jusquâalors, en parler Ă personne. 16On voit lĂ comment le dĂ©sir de cette femme dâune rencontre avec un homme qui la reconnaĂźtrait comme femme peut ou non venir dans la parole selon le dĂ©sir de celui Ă qui elle sâadresse. Dans son intervention, probablement dâinspiration systĂ©mique et en tout cas centrĂ©e sur les interactions du couple, la conseillĂšre conjugale, bien que recevant madame G. seule, nâen reste pas moins animĂ©e du souci de rĂ©parer le couple. Tandis que le simple fait de pointer cette formule, qui exprime sous forme impersonnelle son dĂ©sir, conduit au cĆur de celui-ci et a un effet immĂ©diat de subjectivation, fĂ»t-ce dans la souffrance. Quant au mĂ©decin, qui sâoffre en acte comme rĂ©ponse Ă lâinsatisfaction de madame G., accordons-lui, au bĂ©nĂ©fice du doute, quâil lui est arrivĂ© ce qui arrive Ă qui se met en situation de laisser se dĂ©ployer la demande dâun autre sans avoir fait le travail prĂ©alable de reconnaĂźtre son propre dĂ©sir. Le docteur Joseph Breuer, maĂźtre et ami de Freud, prenant la fuite devant la grossesse imaginaire dâAnna O., selon la version dâErnest Jones [7], en reste lâexemple mythique pour les psychanalystes au commencement Ă©tait lâamour. Câest pour savoir, lâayant appris de Freud et expĂ©rimentĂ© dans sa propre analyse, que, dans cet amour, il est pris pour un autre [8], quâil peut sâabstenir dây rĂ©pondre et permettre la reconnaissance de son dĂ©sir par lâanalysant. Notes [1] Freud S., 1920, Sur la psychogenĂšse dâun cas dâhomosexualitĂ© fĂ©minine », NĂ©vrose, psychose et perversion, Paris, Puf, 1977. [2] Ă partir du mĂȘme exemple, R. Neuburger rĂ©sume ces conditions en disant que la demande se compose de trois Ă©lĂ©ments lâallĂ©gation, le symptĂŽme et la souffrance. Si ces Ă©lĂ©ments ne sont pas portĂ©s par la mĂȘme personne, il convient de rĂ©unir les diffĂ©rentes personnes porteuses de la demande dissociĂ©e, pour un travail prĂ©alable sur les interactions. Il ne me paraĂźt pas pour cela nĂ©cessaire, comme le pense R. Neuburger, dâavoir recours aux thĂ©ories systĂ©miques que les psychanalystes, mĂȘme sâils peuvent y trouver des enseignements, nâont pas attendues pour travailler avec les familles ou mĂȘme avec des R., 1980, Aspects de la demande en psychanalyse et en thĂ©rapie familiale », ThĂ©rapie familiale, 1 2 133-144. [3] Ce sont lĂ les objets prĂ©gĂ©nitaux » freudiens, correspondant aux pulsions orale et anale, auxquels Lacan ajoutera le regard pour la pulsion scopique et la voix pour la pulsion invocante et quâil rangera sous la catĂ©gorie de lâobjet a, objet cause du dĂ©sir, que la caractĂ©ristique dâĂȘtre dĂ©tachables du corps rend susceptibles dâentrer dans une relation dâĂ©change ĂȘtre donnĂ© ou reçu, voire confisquĂ© pour lâobjet du stade phallique, le phallus imaginaire. [4] Freud S., 1912, Sur le plus gĂ©nĂ©ral des rabaissements de la vie amoureuse », La Vie sexuelle, Paris, Puf, p. 64. [5] Chemema R., Vandermersch B., 1998, Dictionnaire de la psychanalyse, Larousse-Bordas, p. 55. [6] Lacan J., 1959-1960, LâĂthique de la psychanalyse, Le SĂ©minaire, Livre vii, Paris, Seuil, 1986. [7] Jones E., 1958, La Vie et lâĆuvre de Freud, i, Paris, Puf, 1970, pp. 247-248. [8] Jâavais lâesprit assez froid pour ne pas mettre cet Ă©vĂ©nement au compte de mon irrĂ©sistibilitĂ© personnelle », note Freud avec humour lorsquâune patiente lui jette les bras autour du cou au rĂ©veil dâune sĂ©ance dâhypnose. Freud S., 1925, Autobiographie », Ma vie et la psychanalyse, Paris, IdĂ©es/Gallimard, 1975, pp. 35-36.Je ne comprends plus rien ! Quelques repĂšres pour mieux comprendre les hommes Ca y est, vous avez rencontrĂ© un homme qui vous plaĂźt, et maintenant, vous voulez avancer dans la rencontre. Vous ĂȘtes nombreuses Ă me contacter en me disant Au secours ! Tout allait super bien, et maintenant quâon Ă©change rĂ©guliĂšrement, quâil allait me prĂ©senter du monde, il recule ! Quâest-ce quâil se passe, aide-moi Ă comprendre les hommes ! » De ce fait, jâai dĂ©cidĂ© de vous faire un petit rappel des points clĂ©s qui nous diffĂ©rencient des hommes et quâil faut absolument comprendre pour quâun homme puisse avoir envie de sâengager avec vous⊠1 La diffĂ©rence entre besoin et envie Si vous avez besoin dâun homme avec lequel vous vivez une histoire, câest que vous ĂȘtes en dĂ©pendance affective. Dans ce cas lĂ , ce nâest pas perdu mais il y a des pistes Ă actionner, en commençant par travailler sur vous-mĂȘme. Mais ĂȘtre en dĂ©pendance affective dĂšs le dĂ©but dâune rencontre, qui nâest pas encore une relation, est forcĂ©ment une chose infructueuse. DĂšs aujourdâhui, vous devez donc apprendre Ă vous contrĂŽler. Vous ne devez plus avoir besoin, mais vous devez avoir ENVIE. Et câest indispensable si vous souhaitez enfin faire avancer une relation. 2 Laisser venir Pour quâil y ait action, il faut quâil y ait possibilitĂ©. Donc apprenez Ă laisser la possibilitĂ© des initiatives. Je mâexplique au lieu de courir derriĂšre un homme, de le courtiser, de lui envoyer des messages, ⊠LAISSEZ-LE le faire et VOUS CONQUERIR ! 3 Etre » et non pas donner » On nâachĂšte pas les gens, et encore moins lâamour ! Si vous voulez sortir du lot, ĂȘtre diffĂ©rente et unique, surtout, commencez par arrĂȘter les cadeaux, les attentions, les multiplications de dĂ©monstrations. Certes, je ne vous dis pas de rester totalement indiffĂ©rente ou de ne jamais penser Ă lâautre. Mais il faut comprendre les hommes plus vous allez en faire, plus ça va ĂȘtre noyĂ© sous la masse. Dons laissez lâhomme vous apprĂ©cier pour ce que vous ĂȘtes, quâil sâhabitue Ă aller chercher vos qualitĂ©s. Câest lĂ quâil verra que vous ĂȘtes vraiment exceptionnelle, et quâil pourra enfin tomber amoureux de vous. 4 Laisser lâhomme en ĂȘtre un Ca peut vous paraĂźtre Ă©vident ce que je vous Ă©cris. Et pourtant, vous ne le faites quasiment jamais ! Il faut laisser lâhomme en ĂȘtre un, et ne pas lui demander dâagir ou de ressentir comme une femme. Quand une femme est attirĂ©e par un homme, elle se projette immĂ©diatement. Du coup, elle donne au lieu de laisser lâhomme la challenger. Or ce quâun homme aime, justement, câest lâinverse câest challenger une femme. Il doit sentir que vous nâĂȘtes pas acquise, sinon vous conquĂ©rir nâaura plus de grand intĂ©rĂȘt pour lui. Apprenez donc Ă le laisser avancer et faites en sorte quâil ne vous considĂšre pas comme acquise » ou gagnĂ©e » ! 5 Câest lâĂ©tĂ© et si ça ne lâest plus, faites comme si ⊠mettez des lunettes de soleil sur vos sentiments ! Ne parlez pas dâamour, ni dâengagement ! ArrĂȘtez de lui mettre la pression et de le faire se poser des milliers de questions, de le pousser Ă rĂ©flĂ©chir sur votre situation, sur les avantages, les inconvĂ©nients, les bonheurs mais Ă©galement les Ă©ventuelles et diverses problĂ©matiques ! Comme le dit le proverbe quand on veut, on peut ! » Mais a t-on vraiment envie de faire des efforts pour quelquâun que lâon ne connait pas encore bien et qui nous fait peur et nous poser de multiples questions ? Laissez faire les choses, laissez avancer, ne forcez rien, si ça doit venir dans un dĂ©lai raisonnable bien sĂ»r !, ça viendra ou pas, et dans ce cas lĂ passez Ă autre chose et ne restez pas en attente, vous mĂ©ritez mieux ! De plus, parler engagement implique forcĂ©ment que vous ĂȘtes en attente. Donc vous nâĂȘtes plus Ă challenger puisque vous ĂȘtes acquise. Donc on en revient au point 4 ! On ne parle donc plus dâamour, et on essaie de se freiner avant de tomber amoureux et au pire, si on a Ă©chouĂ©, on ne dit rien ! ON A de lâAFFECTION. 6 Dans la mĂȘme idĂ©e aimez jouer » Bien sĂ»r, je ne vous dis pas de jouer avec les sentiments de lâautre. Mais de jouer avec lui, quâil devienne votre partenaire sur le terrain de jeu. En fait, si câest gagnĂ© dâavance, et quâun homme le sait, ça ne lui donnera pas du tout envie de jouer la partie. Certes, il y a le plaisir et la fiertĂ© de gagner. Mais quand on nâa pas risquĂ© grand chose, le challenge est moins intense et lâenvie moins grande. Câest comme dans une partie de poker un homme sâinvestit bien plus sâil met davantage sur la table. Sâil ne joue que des centimes ou quelques euros, peut lui importe de gagner ou dâabandonner pour aller commencer une autre partie ailleurs. Dans une rencontre puis une relation, câest exactement la mĂȘme chose. Pour avoir envie de sâengager, lâhomme doit toujours se poser des questions et se mettre au dĂ©fi lui-mĂȘme pour vous sĂ©duire et gagner ». Il doit par exemple se demander quelle chemise mettre, quelle chose faire pour sĂ©duire. En rĂ©sumĂ© il ne doit jamais comprendre, du moins dans les dĂ©buts de la relation, que câest acquis. Il y a des phrases simples et subtiles Ă lui faire entendre pour cela, et que vous pouvez partager entre-vous sur le groupe privĂ© Un cafĂ© avec Laura » dans lequel je ne mets pas mon grain de sel ⊠7 Stop aux SMS incessants, envahissants et qui marquent mĂȘme involontairement une demande ! A partir dâaujourdâhui, modifiez votre façon dâagir si vous avez vu quâavec cet homme, ça ne marche pas ! Rappelez-vous, il faut que lâhomme puisse vous conquĂ©rir ! Donc, on nâenvoie pas le 1er message, et on Ă©vite au maximum de le faire. Evitez aussi les messages creux, sans intĂ©rĂȘt », les bonne journĂ©e » / bonne nuit », ceux qui montrent que vous pensez Ă lui tout le temps, ou, pire, que vous souhaitez savoir ce quâil fait, toute la journĂ©e ! 8 Je vous lâai dit, re-dit cent fois et je vous le rĂ©pĂšte vous ĂȘtes le prix Ă gagner ! Attention, je me permets de faire une prĂ©cision avant dâavancer un peu plus vous devez ĂȘtre un prix dont un homme a envie ; pas jouer le rĂŽle de lâinaccessible et insatisfaite emmerdeuse, dont lâhomme va se lasser ! Câest lĂ quâil faut savoir jouer finement, puisque câest une partie de jeu dâĂ©checs ! Vous devez toujours avoir un coup dâavance, et vous projeter dans ce que lui doit faire. Câest lui qui doit batailler. Il doit vous courir aprĂšs ! Challengez-le, jouez, dites-lui subtilement quâil est top, mais quâil est capable dâen faire davantage⊠Mais pour que tout ça se passe, bien sĂ»r, il faut quâil en ait envie ! 9 On lui donne envie ! Donner envie Ă un homme dâĂȘtre Ă vos cĂŽtĂ©s, câest tout dâabord rayonner en laissant paraĂźtre votre personnalitĂ©. Lorsque vous ĂȘtes ensemble, vous devez vivre des moments formidables pour que ça lui manque quand il est loin de vous. Bien sĂ»r, ce sont des moments qui doivent vous ressembler, et vous ne devez surtout pas jouer un rĂŽle. Mais si vous arrĂȘtez dâĂȘtre constamment en attente et en demande, je peux vous assurer que vous profiterez davantage du moment prĂ©sent. Vous vous dĂ©tendrez et vous serez bien plus rĂ©ceptive aux instants positifs que vous vivez. Vous vous ouvrirez davantage Ă lui et aux autres, puisque votre cerveau sera moins prĂ©occupĂ© par vos doutes, vos attentes et vos angoisses. Et tout ça fait que vous serez forcĂ©ment encore bien plus attirante ! Pour quâun homme vous aime, vous devez sortir du lot, et donc ĂȘtre diffĂ©rente. Vous devez avoir des envies et des besoins qui vous sont propres. Ne pas tout accepter, et laisser parler votre personnalitĂ©. Câest essentiel pour laisser parler vos qualitĂ©s internes ! Mais il ne faut pas sâarrĂȘter lĂ . Il faut aussi comprendre ce qui intĂ©resse lâhomme qui vous plaĂźt, vous intĂ©resser Ă son univers, si possible mĂȘme essayer de le complĂ©ter ». Tout cela nĂ©cessite du temps et de sâapprivoiser. Mais dĂ©couvrir et connaĂźtre lâautre, sa personnalitĂ©, ses dĂ©sirs, ses besoins et ses failles, est toujours extrĂȘmement porteur et permet dâavancer plus sĂ»rement. Quitte Ă rĂ©aliser que cet homme, au final, nâest pas du tout fait pour vous ! Car surtout, ne restez jamais dans une relation qui ne vous satisfait pas vous ne devez pas devenir dĂ©pendante de vos propres insĂ©curitĂ©s ! 10 Valorisez, soyez positive, remerciez Il y a quelques petits Ă©lĂ©ments qui vous distingueront des autres aux yeux dâun homme. Tout dâabord, un homme aime se sentir fort. Alors dites-lui de temps en temps quâavec lui, vous vous sentez en sĂ©curitĂ©. Il se sentira utile » pour vous et vous le remerciez indirectement de ce quâil est⊠Tout nâest pas acquis et rien nâest dĂ». Si vous retenez cela, vous avez compris beaucoup de choses ! Alors, mĂȘme sâil y challenge et jeu, il doit aussi y avoir remerciements. Dites Ă un homme que vous avez passĂ© un agrĂ©able moment en sa compagnie et remerciez-le, il nâen sera que flattĂ©. Et dâautant plus sâil sâest dĂ©carcassĂ© pour trouver une idĂ©e sympa de sortie avec vous ! Par ailleurs, plus vous le laisserez vous conquĂ©rir, plus il aura envie de le faire. Un homme va avancer sous plusieurs conditions de lâespace et la possibilitĂ© de le faire, lâenvie, le dĂ©sir et la volontĂ©. Tout cela est intiment liĂ©. Il faut rĂ©pĂ©ter une action au moins 21 fois pour pouvoir commencer Ă en prendre lâhabitude. Donc laissez-le agir, penser Ă vous, venir vers vous. 11 De la rencontre Ă la relation Soyez indĂ©pendante et rayonnante pour quâil ait peu Ă peu peur de vous perdre. Vous allez doucement inverser la tendance, et câest lui qui deviendra dĂ©pendant de ses propres habitudes, de ses envies et des moments passĂ©s Ă vos cĂŽtĂ©s ! DĂ©finition trĂšs simple et Ă©courtĂ©e de lâengagement action par lequel on se lie Ă quelque chose ou Ă quelquâun. Cela ne signifie pas se marier. Mais cela signifie respecter certains principes qui correspondent aux souhaits des deux parties. Il veut sâengager ? Demandez-lui pourquoi. Il doit avoir des rasions vĂ©ritables, authentiques et fondĂ©es. pas la simple peur dâĂȘtre seul ou le dĂ©sir de vous exposer Ă son bras. Attention sâil est trop enflammĂ©, câest souvent le signe quâil est instable. le coup de foudre existe, certes, mais il est extrĂȘmement rare. Une vĂ©ritable relation se construit dans la sĂ©rĂ©nitĂ©, lâapaisement, la confiance, pas dans les Ă©lans effrĂ©nĂ©s qui risquent vite de retomber par peur de lâengagement en y rĂ©flĂ©chissant davantage, ou parce quâil a eu ce quâil voulait. Donc, comme dâhabitude, prenez votre temps ! Il ne veut pas sâengager ? Câest son droit ! Essayez dâapprendre Ă diffĂ©rencier, dĂšs le dĂ©part ou plus tard sâil ne souhaite pas sâengager un homme qui a peur de lâengagement, dâun homme qui ne veut pas sâengager avec vous, ou encore de celui qui ne veut pas sâengager tout court, ou, Ă fuir, dâun manipulateur ! Il ne faut surtout pas ranger tous les hommes dans la mĂȘme catĂ©gorie. Au bout de combien de temps un homme a t-il lâenvie de sâengager ? En gĂ©nĂ©ral, cela ne vient pas extrĂȘmement vite, mais cela ne prendra pas des annĂ©es non plus. Il nây a pas de rĂšgle, bien sĂ»r. Mais vous donner une moyenne de 2 ou 3 mois semble relativement raisonnable. CONCLUSION Jâai Ă©crit cet article non seulement en posant beaucoup de questions Ă des hommes de mon entourage, afin de les sonder sur leurs attentes et la façon dont ils vivent les dĂ©buts dâune relation, et de ce qui les pousse Ă avancer ou au contraire les fait fuir ou se dĂ©sengager. Je lâai Ă©crit aussi en vous transmettant tout ce que les hommes mâont dit au travers des centaines de coachings que nous avons effectuĂ© ensemble. Je les remercie donc tous sincĂšrement !! Maintenant, jâespĂšre que vous parvenez un peu mieux Ă comprendre les hommes. Vous avez donc une idĂ©e plus prĂ©cise de ce qui peut faire avancer un homme dans une relation. Voici pour conclure et dans lâordre, quelques points clĂ©s Ă mettre en place immĂ©diatement si vous en avez assez de subir des Ă©checs, et que vous voulez faire avancer un homme vers vous Prendre de la distance Avoir le moins dâinitiatives possible, dans la mesure du raisonnable Le laisser agir, faire des efforts Restez un dĂ©fi, challengez-le, ayez confiance en vous Exprimez vos idĂ©es, vos opinions, rayonnez, marquez des points et sĂ©duisez par vos diffĂ©rences et vos qualitĂ©s Ne misez pas tout sur le physique, loin de lĂ ; vous seriez vite remplacĂ©e ! Ne transformez pas vos besoins en ses » besoins Annihilez le besoin au profit du dĂ©sir et de lâenvie Idem pour lâamour au profit de lâattachement et de la sĂ©duction Laissez le temps au temps, ça viendra ou pas, mais au moins vous aurez avancĂ© sereinement DONC COMMENCEZ PAR VOUS RECENTRER ET NE PAS ETRE PRESSEE, et avancez ensuite de façon raisonnĂ©e » ! Bien sĂ»r, nâhĂ©sitez pas Ă partager ce texte avec vos amies, de sorte Ă vous aider mutuellement et Ă pouvoir en discuter ! Et si vous avez besoin dâaide ou dâidĂ©es complĂ©mentaires, je reste Ă votre disposition pour un coaching ou via le site et le groupe fermĂ©. Bonne rĂ©ussite Ă toutes !
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