Super Content de voir quâon se comprend. Parlons donc des classiques anglais. CaractĂ©ristiques des classiques de la littĂ©rature anglaise. En quoi la littĂ©rature anglaise est-elle diffĂ©rente de la littĂ©rature de langue anglaise? Voici quelques points quâon peut retrouver dans les chefs-dâĆuvre anglais.
Le premier roi du monde LâĂ©popĂ©e de Gilgamesh Auteur = Jacques Cassabois Editeur = Le livre de poche jeunesse mes arguments Jâai aimĂ© ce livre car il y a beaucoup dâaventure, mais je ne lâai pas beaucoup aimĂ© car dans lâhistoire le roi est trĂšs mĂ©chant envers son peuple. rĂ©sumĂ© Gilgamesh est un roi en mĂȘme temps demi-dieu. Il rĂšgne sur Ourouk une grande citĂ© mĂ©sopotamienne. Il est trĂšs dur et autoritaire envers les villageois qui prient la dĂ©esse Arourou pour que ce roi soit puni. Arourou dĂ©cide de faire un double de Gilgamesh en argile quâelle appelle Enkidou afin quâil prenne conscience de ce quâil fait subir Ă son peuple. Enkidou est le miroir de Gilgamesh sauf que lui est bon. Les deux hommes se battent en duel et finissent par comprendre quâils ont besoin lâun de lâautre pour accomplir de grandes choses. Enkidou meurt et Gilgamesh est si triste quâil se met Ă la recherche du secret de lâimmortalitĂ© et va Ă la rencontre dâOuta-Napishtim qui finit par lui dire quâune herbe de jouvence existe. Gilgamesh arrive Ă trouver lâherbe mais se la fait voler par un serpent. Il rĂ©alise alors que lâhomme ne doit pas ĂȘtre immortel et doit profiter des moments prĂ©sent.
1 Posture dĂ©coloniale : repenser la critique Ă lâĂ©gard de lâOccident Ă partir dâautres fondements que la pensĂ©e postcoloniale. 1. 1. Une simple variation de prĂ©fixes et de suffixes ou des perspectives Ă©pistĂ©mologiques diffĂ©rentes : les risques de dĂ©rive thĂ©orique par dĂ©rivation grammaticale. 1. 2. Les chercheurs du Bulletin des scientifiques atomistes annoncent l'heure de l'Apocalypse, en janvier 2017. - Win McNamee - Getty - AFPDes scientifiques ont annoncĂ© ce jeudi, comme chaque annĂ©e, l'heure de l'horloge de l'Apocalypse, qui dĂ©termine le temps restant avant la fin de l'humanitĂ©. Une mesure trĂšs de temps nous restera-t-il Ă vivre avant la fin du monde? C'est prĂ©cisĂ©ment ce qu'a annoncĂ© ce jeudi aprĂšs-midi, depuis Washington, un groupe de scientifiques atomistes, qui dĂ©termine chaque annĂ©e l'avancĂ©e de l'"horloge de l'Apocalypse" "Doomsday Clock" en anglais.Chaque mois de janvier, l'emplacement de l'aiguille est mis Ă jour dans ce fameux Bulletin des scientifiques atomistes, pour dĂ©terminer sa proximitĂ© de minuit, qui symbolise l'heure de la possible fin de l'humanitĂ©. Si la dĂ©marche peut prĂȘter Ă sourire, elle est en rĂ©alitĂ© trĂšs sĂ©rieuse, et le fruit du travail de scientifiques mondialement reconnus. Et selon, l'extinction de l'humanitĂ© est dĂ©sormais toute proche. Qu'est-ce que l'horloge de l'Apocalypse?Ainsi, en janvier 2017, les chercheurs avaient fixĂ© l'heure de l'apocalypse Ă 23h57 et 30 secondes, soit 2 minutes et 30 secondes avant minuit. Ce jeudi 25 janvier 2018 Ă©tablit un nouveau record, puisque les aiguilles ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es Ă 23h58, soit 2 minutes avant minuit. Autrement dit, la situation s'est aggravĂ©e en l'espace d'un au-delĂ de son cĂŽtĂ© symbolique et alarmiste, cette mesure est en rĂ©alitĂ© trĂšs sĂ©rieuse, puisqu'elle vise Ă alerter sur l'Ă©tat gĂ©nĂ©ral de la planĂšte, qui dĂ©pend directement de l'action quotidienne de l'homme et ses de l'Apocalypse a d'ailleurs Ă©tĂ© créée en 1947 par les scientifiques qui ont contribuĂ© Ă l'Ă©laboration de la bombe atomique, conscients des consĂ©quences de l'utilisation de cette bombe sur l'Ă©tat de la Terre. Objectif mesurer les consĂ©quences des menaces encourues par la critĂšres pour la mesure Depuis, la pratique a perdurĂ©. Et l'heure mĂ©taphorique de la fin du monde est dĂ©terminĂ©e tous les ans par de trĂšs sĂ©rieux chercheurs de diverses universitĂ©s l'explique La Croix, ceux-ci prennent en considĂ©ration plusieurs indices pour mesurer l'heure de fin du monde, tels que la prolifĂ©ration des armes nuclĂ©aires, mais aussi les innovations technologiques, les cyberattaques, ou encore la crise climatique et le rĂ©chauffement global. Le facteur climat est dĂ©sormais dĂ©terminant dans la mesure de survie de la planĂšte. L'heure de 2018 vient Ă©galer celle de 1953, jusqu'alors la pire de l'histoire de l'horloge. L'an passĂ©, cette heure avait notamment Ă©tĂ© dĂ©terminĂ©e par les propos de Donald Trump pendant la campagne prĂ©sidentielle amĂ©ricaine, sur l'extension de l'arsenal nuclĂ©aire des Etats-Unis, ou son climato-scepticisme assumĂ©, qui avaient alertĂ© les doute que les sorties du prĂ©sident amĂ©ricain Ă propos de la CorĂ©e du Nord, ou sa dĂ©cision de sortir les Etats-Unis de l'Accord de Paris sur le climat, sont Ă l'origine du nouveau record Ă©tabli en risque nuclĂ©aire au coeur des inquiĂ©tudes"Pour sĂ»r, l'annĂ©e 2017 a Ă©tĂ© pĂ©rilleuse et chaotique... avec des dĂ©clarations irresponsables dans le domaine nuclĂ©aire qui ont enflammĂ© des situations dĂ©jĂ dangereuses", a confirmĂ© Ă la presse Rachel Bronson, prĂ©sidente et Ă©ditrice du Bulletin of the Atomic Scientists."La question nuclĂ©aire est ainsi revenue au centre des prĂ©occupations", a-t-elle ajoutĂ©, citant les essais nuclĂ©aires de la CorĂ©e du Nord, un engagement accru de la Chine, du Pakistan et de l'Inde envers leurs arsenaux nuclĂ©aires et "l'imprĂ©visibilitĂ©" qui ressort des tweets et des dĂ©clarations de Donald Trump.DĂ©couvrez18 contes de la naissance du monde, de RACHMUHL sur librairielapage.com. 0 Connexion; 0 Mon panier; Rencontre avec Cindy-Marie Nelly Samedi 23 avril 11h Ă 13h Ă la librairie Autour de son nouveau roman Les Ăąmes engagĂ©es Cliquez ici pour plus d'informations. ALMA TOME 2 - L'ENCHANTEUSE
Partager toutCOMMENT Ăducation Culture et SociĂ©tĂ© ArmĂ©es et guerres RĂ©sumĂ© des cours d'Histoire RĂ©sumĂ© court de la Guerre froide 1947 - 1991 Par Rafadam. ActualisĂ© 16 janvier 2017 Nous ferons un court rĂ©sumĂ© de la guerre froide et nous verrons comment se termine la guerre froide, qui eut lieu suite Ă la Seconde Guerre mondiale, et qui oppose de 1947 Ă 1991 l'URSS Union des RĂ©publiques Socialistes SoviĂ©tiques - dĂ©fenseur du communisme et de l'Ă©conomie contrĂŽlĂ©e par l'Ătat - aux Ătats-Unis, dĂ©fenseurs de l'idĂ©ologie libĂ©rale, de la dĂ©mocratie et du capitalisme. Ătapes Ă suivre 1 Ă la fin de la seconde guerre mondiale, deux superpuissances se rĂ©vĂšlent et renouvellent l'ordre mondial les Ătats-Unis et l'URSS. En 1946, s'Ă©rige un rideau de fer, qui sĂ©pare l'Est de l'Ouest du continent europĂ©en. Le Mur de Berlin est la manifestation la plus marquante de cette frontiĂšre 1961 il sĂ©pare l'Allemagne en deux. 2 DĂšs lors, la communautĂ© internationale est divisĂ©e en 3 blocs communistes, libĂ©raux et communiste URSS, Chine, Cuba et Europe de l'Est sont sous le contrĂŽle du Kominform dirigĂ© par Joseph Staline. Militairement, ces pays sont liĂ©s par le pacte de Varsovie. 3 Bloc libĂ©ral Europe de l'Ouest, quelques pays du tiers monde. Le plan Marshall et l'OTAN Organisation du traitĂ© de l'Atlantique Nord relie les pays de ce bloc entre 3Ăšme bloc est dit bloc du non-alignement il regroupe les pays qui veulent se libĂ©rer de l'influence des deux blocs prĂ©cĂ©dents. 4 Entre les deux premiers blocs, la tension est constante et le risque de conflits armĂ©s Ă©norme. Plusieurs crises majeures jalonnent la pĂ©riode de guerre froide 1947 Ă 1991 Blocus de Berlin 1948-1949Guerre de CorĂ©e 1950-1953Mur de Berlin 1961Crise de Cuba 1962 au bord de la 3Ăšme guerre mondialeCrise des euromissiles 1979-1983Face Ă ces crises, l'ONU reste impuissante en raison du droit de veto des deux puissances qui s'affrontent. Chaque camp a pu donc mener des actions militaires en toute impunitĂ©, pour renforcer sa zone d'influence Ătats-Unis Iran 1963, Chili 1973, guerre du Vietnam 1960 - 1975URSS Berlin 1949, Hongrie 1956, Prague 1968Dans les annĂ©es 70-80, les deux puissances nĂ©gocient la rĂ©duction des armes nuclĂ©aires en dehors de l'ONU Accords SALT, START. 5 Comment se termine la guerre froide ? MalgrĂ© toutes les rĂ©formes progressistes de Gorbatchev, l'Ă©conomie de l'URSS bat de l'aile et l'esprit communiste rĂ©volutionnaire convint de moins en moins dĂ©faite en Afghanistan. Les pays satellites prennent conscience de leurs droits d'autonomie et un sentiment nationaliste se dĂ©veloppe dans chacun d'entre eux. Gorbatchev dĂ©missionne et l'URSS Ă©clate en 1991. Les pays satellites proclament leur indĂ©pendance et c'est la fin de la guerre la fin d'une Ăšre opposant deux systĂšmes politico-Ă©conomiques. Les Ătats-Unis sortent grands vainqueurs du conflit et c'est l'avĂšnement de la dĂ©mocratie court de la guerre du VietnamRĂ©sumĂ© court de la guerre d'AlgĂ©rieRĂ©sumĂ© court de la guerre d'Espagne Si vous souhaitez lire plus d'articles semblables Ă RĂ©sumĂ© court de la Guerre froide 1947 - 1991, nous vous recommandons de consulter la catĂ©gorie Culture et SociĂ©tĂ©. Ăcrire un commentaire ChloĂ© 17/04/2018 cc sa av mafia bourcy 21/06/2019 oui et toi chĂ©rie ? ta mere 27/04/2022 non viens manger a table RĂ©sumĂ© court de la Guerre froide 1947 - 1991 RĂ©sumĂ© court de la Guerre froide 1947 - 1991 toutCOMMENT Ăducation Culture et SociĂ©tĂ© ArmĂ©es et guerres RĂ©sumĂ© des cours d'Histoire RĂ©sumĂ© court de la Guerre froide 1947 - 1991 Retour en hautEncours de francais, les Philosophes des LumiĂšres reprĂ©sentent le courant intellectuel majeur de la fin du XVIIĂšme siĂšcle et du XVIIIĂšme siĂšcle. Ce courant s'est dĂ©veloppĂ© dans toute l'Europe, mais a Ă©tĂ© créé en France. C'est un mouvement qui a pour but de sortir le peuple de l'obscurantisme par la connaissance. 1LâintĂ©rĂȘt pour les interactions de la science et de la littĂ©rature nâest pas nouveau. En 1925, Alfred Whitehead remarquait que 1605 Ă©tait lâannĂ©e de publication de The Advancement of learning de Bacon et de Don Quixote de CervantĂšs [1]. Michel Serres a quant Ă lui Ă©clairĂ© de nombreux aspects du dĂ©veloppement parallĂšle des Ćuvres scientifiques, philosophiques et littĂ©raires, faisant du XVIIe siĂšcle lâun des passages » privilĂ©giĂ©s entre les sciences de lâhomme et les sciences exactes [2]. Ainsi, dans Feux et signaux de brume, il affirme fortement la nĂ©cessitĂ© de dĂ©passer les barriĂšres posĂ©es entre la science et la littĂ©rature [3]. Il rĂ©unit dâun geste lâhistoire des sciences et lâhistoire de la littĂ©rature, toutes deux emportĂ©es dans le vaste mouvement de lâhistoire occidentale 2Sâil existe une histoire des littĂ©ratures et sâil existe une histoire des sciences, ce dont il y a histoire, dans les deux cas, prend naissance et se dĂ©veloppe dans une sociĂ©tĂ© qui a ses partages, ses moyens de produire, ses mĆurs, sa politique, son environnement biophysique. Et je ne vois pas comment faire deux parts, il sâagit de la mĂȘme histoire, au mĂȘme endroit, dans le mĂȘme courant chronique et pour les mĂȘmes classes. [4] 3Pourtant il y a bien deux parts. Michel Serres en fait ainsi le diagnostic et la gĂ©nĂ©alogie 4Les rapports entre ce quâon est convenu de dĂ©nommer la science et ce quâon a dĂ©cidĂ© dâappeler littĂ©rature nâont jamais Ă©tĂ© vraiment Ă©claircis. Au niveau de la critique, sâentend. Pour la production elle-mĂȘme, la situation est inverse. Rares sont les auteurs ou les Ćuvres tout Ă fait extĂ©rieurs Ă la science du temps [âŠ]. Nul nâa Ă©crit derriĂšre un mur, oĂč protĂ©ger frileusement sa peau, mais sur un espace compact de communication. Alors survint lâĂ©cole. Ou les Ă©coles. FondĂ©e, quelle quâelle soit, sur une partition la classification des sciences. Les alvĂ©oles sĂ©parĂ©es, les bĂątiments Ă©pars, les bibliothĂšques disjointes. Diderot est un bel espiĂšgle, il ne connaĂźt plus la chimie, Montesquieu ignore Newton, Montaigne nâĂ©crit que de soi et Pascal que de JĂ©sus-Christ. La seule solution est un Ă©clat de rire. Les spĂ©cialistes fabriquent, en rĂ©troaction, des imbĂ©ciles ennuyeux. Le fameux problĂšme des rapports entre science et littĂ©rature nâest quâun artefact. Il y a grille, mais nous lâavons posĂ©e. Si lĂ©gĂšre et fragile que la supprimer nâexige quâune pichenette. [5] 5Ă la suite de ces travaux fondateurs sâest amorcĂ©e Ă la fin des annĂ©es 1970 une rĂ©flexion dâensemble sur les rapports entre les diffĂ©rents domaines du savoir. Les Ă©tudes littĂ©raires, notamment, ont opĂ©rĂ© un vaste mouvement dâouverture. Quâil sâagisse dâune rĂ©action face Ă ce quâon a appelĂ© le formalisme ou le textualisme des annĂ©es 1970, dâun besoin de renouvellement des objets dâĂ©tude ou dâune vague de fond plus large en faveur des approches interdisciplinaires, lâintĂ©rĂȘt pour le rapprochement des textes littĂ©raires et scientifiques est lâune des consĂ©quences les plus frappantes de ce phĂ©nomĂšne dâouverture des frontiĂšres disciplinaires. Alors que ce domaine dâĂ©tude hybride a gagnĂ© ses lettres de noblesse et sa lĂ©gitimitĂ©, il reste fructueux de sâinterroger sur les motivations et lâorigine de ce mouvement interdisciplinaire au sens fort, et sur les consĂ©quences, pour les Ă©tudes littĂ©raires comme pour lâhistoire des sciences, de leur rapprochement. 6LâĂ©tude des relations de la littĂ©rature et de la science est devenue depuis trente ans, surtout dans le monde universitaire anglo-saxon, une discipline Ă part entiĂšre [6]. Concernant la pĂ©riode classique, les travaux fondateurs de Marjorie Nicolson avaient dĂ©montrĂ© dĂšs le milieu du XXe siĂšcle la fĂ©conditĂ© dâune mĂ©thode rapprochant histoire des sciences et littĂ©rature [7]. Cette approche, cependant, restait centrĂ©e sur le canon littĂ©raire et nâincluait les textes scientifiques que comme comparants. Câest lâouvrage de Fernand Hallyn en 1987, La Structure poĂ©tique du monde Copernic, Kepler, qui constitue Ă bien des Ă©gards un jalon dĂ©cisif en proposant lâanalyse poĂ©tique de textes astronomiques, et en ouvrant la voie Ă une sĂ©rie dâĂ©tudes interdisciplinaires [8]. ParallĂšlement se sont dĂ©veloppĂ©s des domaines dâĂ©tude connexes tels que lâhistoire des idĂ©es et la cultural history [9], lâhistoire de la naissance du roman dans son articulation avec le discours scientifique [10], lâapproche rhĂ©torique [11], constituant le vaste champ disciplinaire regroupĂ© sous la formule littĂ©rature et science ». Les rĂ©cents travaux parus dans ce domaine proposent dâunir ces diffĂ©rentes approches, et font le pari quâil peut ĂȘtre fĂ©cond non seulement dâaborder des textes scientifiques avec les outils de lâanalyse littĂ©raire, dâune part, et dâĂ©tudier des textes littĂ©raires en prenant en compte leurs sources » scientifiques, dâautre part, mais de rĂ©unir ces deux corpus et ces deux mĂ©thodes afin de faire Ă©merger une ou plusieurs poĂ©tiques spĂ©cifiques du discours scientifique dans une pĂ©riode donnĂ©e. Ătudier ensemble des textes littĂ©raires et des textes scientifiques, ce nâest pas rĂ©duire leur hĂ©tĂ©rogĂ©nĂ©itĂ©, encore moins nier leurs diffĂ©rences essentielles en termes sĂ©miotiques et Ă©pistĂ©miques. Mais cette mĂ©thodologie propose dâentrer dans ce matĂ©riau hĂ©tĂ©rogĂšne sans lui imposer au prĂ©alable nos distinctions disciplinaires ultĂ©rieures, et sans prĂ©juger a priori de lâappartenance de ces textes Ă lâun ou lâautre corpus, afin de faire Ă©merger des traits communs et des spĂ©cificitĂ©s nouvelles. En privilĂ©giant un autre classement, on peut espĂ©rer saisir des orientations communes, des stratĂ©gies dâĂ©criture partagĂ©es, des emprunts poĂ©tiques, des thĂ©matiques transversales. Câest Ă partir de ce socle que lâon peut alors tenter dâesquisser non pas une frontiĂšre mais des usages spĂ©cifiques, en littĂ©rature et en science, dâoutils poĂ©tiques communs [12]. 7Une telle dĂ©marche suppose de largement faire appel â comme support, soutien et Ă©clairage â Ă dâautres disciplines telles que lâhistoire des sciences et lâhistoire de lâart. RĂ©cemment, lâhistoire des sciences a Ă©tĂ© particuliĂšrement attentive aux stratĂ©gies dâĂ©criture, aux genres [13], et plus gĂ©nĂ©ralement Ă lâaspect historique des formes textuelles [14]. Ont Ă©mergĂ© des questions liĂ©es Ă la matĂ©rialitĂ© de la culture scientifique ses instruments et ses pratiques mais aussi ses textes. Il est donc logique que ce soit prĂ©cisĂ©ment les Ă©tudes sâattachant Ă la culture matĂ©rielle » de la science qui aient su le mieux mettre en Ă©vidence ses technologies littĂ©raires [15] », quâil sâagisse de lâĂ©nonciation, de la sĂ©miotique, des stratĂ©gies dâĂ©criture [16] ou de lâattention au lectorat. On le voit, lâhistoire et sociologie des sciences la plus ouverte autrement appelĂ©e science studies rejoint ici certaines des prĂ©occupations de la sociologie de la littĂ©rature [17], de lâhistoire de la lecture [18] et de lâhistoire du livre [19].La poule et lâĆuf8Le rapport du littĂ©raire » et du scientifique » peut paraĂźtre simple si on lâenvisage uniquement comme un travail de réécriture littĂ©raire effectuĂ© Ă partir dâun matĂ©riau disponible, celui des nouvelles thĂ©ories scientifiques ; travail littĂ©raire qui peut sâapparenter Ă la mise en fiction des connaissances, ou bien Ă lâornementation dâun discours aride. Compris dans un sens unilatĂ©ral, le rapport du littĂ©raire et du scientifique postule une dĂ©finition fixĂ©e de chacun des deux domaines. Ce sont de telles dĂ©finitions qui peuvent lĂ©gitimer une approche classique de lâĂ©tude conjointe de la littĂ©rature et de la science Ă©tudier les influences de lâune sur lâautre gĂ©nĂ©ralement de la science sur la littĂ©rature [20]. Or cette mĂ©thode a depuis longtemps dĂ©montrĂ© ses limites, notamment pour la pĂ©riode classique. Les deux discours sont alors chacun en constitution et tĂ©moignent bien plutĂŽt dâun trouble des catĂ©gories. Au dĂ©but du XVIIe siĂšcle, lâhumanisme renaissant constitue le cadre dans lequel se comprend lâĂ©mergence du discours scientifique et, de fait, la science comme telle nâa pas encore de lieu propre. Loin dâĂȘtre un simple matĂ©riau dans lequel les Ă©crivains puiseraient, la philosophie naturelle construit alors son discours comme ses mĂ©thodes en rapport avec ceux des littĂ©rateurs. Tenter de renouer les fils de ces deux histoires, voire faire lâhypothĂšse dâune histoire commune, câest ĂȘtre attentif aux outils partagĂ©s, que ceux-ci procĂšdent dâun socle commun littĂ©rature et philosophie classiques, concepts rhĂ©toriques et poĂ©tiques hĂ©ritĂ©s de lâhumanisme renaissant, repris ou transformĂ©s au dĂ©but du XVIIe siĂšcle, ou quâils proviennent dâemprunts et dâĂ©changes entre les deux domaines. 9Cette seconde maniĂšre dâaborder lâĂ©tude de la science et de la littĂ©rature considĂšre que les formes littĂ©raires sont aussi des formes de pensĂ©e et, par suite, que la notion dâinfluence nâest pas opĂ©ratoire. Une telle mĂ©thode implique de dĂ©finir un corpus large, qui ne prĂ©juge pas a priori de lâappartenance des textes aux domaines du littĂ©raire » ou du scientifique ». DâoĂč lâintĂ©rĂȘt de rĂ©unir, et souvent de confronter, des textes qui dialoguent par-delĂ les frontiĂšres quâon leur assigne spontanĂ©ment. Prenons lâexemple du XVIIe siĂšcle. Lâimaginaire scientifique irrigue toute la littĂ©rature de lâĂ©poque. Il suffit pour sâen convaincre de rappeler quâon trouve des rĂ©fĂ©rences aux rĂ©centes dĂ©couvertes et aux controverses scientifiques contemporaines chez MoliĂšre comme chez Aphra Behn, chez Milton aussi bien que chez La Fontaine [21]. Cependant, les textes abordant de front les sujets savants appartiennent le plus souvent Ă ce genre en construction et en quĂȘte de lĂ©gitimitĂ© quâest la fiction littĂ©raire, que lâon appellera bientĂŽt roman. Sans doute lâalliance de la fiction et du savoir nâest-elle pas nouvelle. Nombreux sont les rĂ©cits de la Renaissance qui sâapparentent Ă des romans encyclopĂ©diques et savants [22]. NĂ©anmoins, lâintĂ©rĂȘt particulier pour la science dont tĂ©moignent les fictions du XVIIe siĂšcle engage un imaginaire particulier. Il faut donc distinguer les textes qui empruntent Ă la science une topique et ceux dont la science informe la poĂ©tique. Dans la premiĂšre catĂ©gorie, on trouve lâimportante tradition de la poĂ©sie scientifique [23] et des piĂšces de théùtre françaises et anglaises de la fin du siĂšcle exploitant le thĂšme spectaculaire du monde dans la Lune [24] ; dans la seconde, on compte des traitĂ©s scientifiques empruntant leurs techniques aux contes philosophiques antiques et mĂ©diĂ©vaux, et des fictions narratives. Au XVIIe siĂšcle, les textes ayant partie liĂ©e avec la science ne sâordonnent donc pas en une typologie simple qui distinguerait comptes rendus dâexpĂ©rience, traitĂ©s thĂ©oriques, ouvrages de vulgarisation et romans scientifiques. Si parfois les Ćuvres tendent Ă sâorganiser selon ces pĂŽles, surtout pendant la deuxiĂšme moitiĂ© du siĂšcle, bien souvent ces classifications ne sont pas pertinentes, et lâon se trouve face Ă un continuum de textes allant du plus thĂ©orique au plus fictionnel. Afin de signaler quâil sâagit de tendances et non dâune frontiĂšre infranchissable, nous avons proposĂ© les catĂ©gories de rĂ©cits fictionnalisants pour les textes allant vers la fiction sans pour autant renoncer Ă toute ambition cognitive et de rĂ©cits factualisants pour les textes qui sâefforcent de construire des faits sans pour autant renoncer au recours ponctuel Ă la fiction [25]. PlutĂŽt que de dĂ©signer des domaines fixes, cette formulation tente de saisir une gradation de fictionnalitĂ© et de et zones dâĂ©change10Ătudier les relations de la littĂ©rature et de la science, câest se confronter Ă lâhistoire dâune division, autant quâĂ©tudier des Ă©changes et des convergences. De fait, la copule et ne saisit que trĂšs mal cette richesse de relations et dâinteractions. Elle est elle-mĂȘme le rĂ©sultat dâune histoire de divisions dont nous hĂ©ritons et qui brouille notre lecture, nous obligeant Ă un coup de force et dâimagination pour rĂ©unir ce que des siĂšcles de spĂ©cialisation nous ont habituĂ© Ă sĂ©parer. Le premier problĂšme sur lequel on achoppe est donc lâanachronisme de notre point de vue. Se plonger dans une Ă©poque oĂč, par exemple, on peut parler sans copule de GalilĂ©e critique dâart », pour reprendre le cĂ©lĂšbre article dâErwin Panofsky, ou de Kepler astronome astrologue », comme le fait GĂ©rard Simon, câest faire abstraction dâun long processus historique autant que de lâĂ©ducation binaire que nous avons reçue, fondĂ©e sur la dichotomie entre les scientifiques » et les littĂ©raires ». Câest surtout tĂącher de comprendre un temps oĂč les notions mĂȘmes de science » et de littĂ©rature » ne sont pas encore constituĂ©es, et oĂč les hommes de science sont encore avant tout des honnĂȘtes hommes, des littĂ©rateurs et des philosophes. 11Gillian Beer a soulignĂ© une autre difficultĂ© mĂ©thodologique qui se pose au seuil de ce type dâĂ©tude Comment expliquer lâapparition concurrente dâidĂ©es similaires en science et en littĂ©rature sans inĂ©vitablement forger des liens dâinfĂ©rence causale [26] ? » Dâune part, la philosophie naturelle a trouvĂ© dans les formes littĂ©raires disponibles une alternative aux formes strictes du traitĂ© scolastique â de nouvelles formes pour de nouveaux sujets. Dâautre part, poĂštes et Ă©crivains », comme on les appellera bientĂŽt, ont trouvĂ© dans la philosophie naturelle, et particuliĂšrement dans lâastronomie, non seulement une riche source dâinspiration, mais un arsenal de nouvelles stratĂ©gies dâĂ©criture et de nouveaux usages sur lesquels fonder leur propre rĂ©flexion sur le vraisemblable ou sur le rĂ©cit. Ainsi, entre les deux discours souvent contigus, parfois imbriquĂ©s, de la littĂ©rature et de la science, des codes et des langages communs sont Ă©tablis, prĂ©cisĂ©ment au moment oĂč les deux disciplines commencent Ă se distinguer en dĂ©finissant lieux, institutions et pratiques distincts. Ce faisant, la bifurcation pour le dire ainsi entre ce quâon appelle aujourdâhui la science » et la littĂ©rature » a eu lieu prĂ©cisĂ©ment au plus fort de leurs Ă©changes. Câest lĂ un paradoxe qui reste Ă explorer, de mĂȘme quâil reste Ă Ă©crire lâhistoire dĂ©taillĂ©e de cette division, afin de savoir de quel ordre est la frontiĂšre que chaque Ă©poque tente de constituer, et oĂč elle se situe. 12Un troisiĂšme problĂšme mĂ©thodologique a Ă©tĂ© soulevĂ© par Stephen Greenblatt dans son Ă©tude Marvellous Possessions lâusage des mĂ©thodes de lâanalyse littĂ©raire pour lâĂ©tude de textes non-littĂ©raires pose le problĂšme de leur adĂ©quation. Or, de mĂȘme que les relations de voyage au Nouveau Monde font affleurer Ă la surface de textes non-littĂ©raires les opĂ©rations de lâimagination gĂ©nĂ©ralement les plus enfouies [27] », les textes scientifiques font souvent appel Ă des stratĂ©gies dâĂ©critures et Ă des procĂ©dures poĂ©tiques qui rendent pertinents les outils de lâanalyse littĂ©raire. Ă cet Ă©gard, Gerald Holton a soulignĂ© Ă quel point la dichotomie entre les approches scientifique et littĂ©raire sâestompait dĂšs lors que lâon se place au niveau de la construction des thĂ©ories scientifiques, notamment au moment de la formation et de lâĂ©valuation des hypothĂšses [28]. 13On comprend pourquoi la notion dâinfluence, qui a longtemps prĂ©sidĂ© Ă lâĂ©tude des relations entre science et littĂ©rature, est si peu pertinente. Elle postule lâexistence de deux disciplines autonomes, dâune hiĂ©rarchie implicite, et dâun mouvement unilatĂ©ral de lâune la science, source du savoir vers lâautre la littĂ©rature, simple support ou moyen de diffusion de ce savoir. Ă la notion dâinfluence, insuffisante puisque la pĂ©riodisation de ces Ă©changes ne permet pas de dĂ©gager un mouvement unilatĂ©ral [29], on prĂ©fĂ©rera celle de zone dâĂ©change ou trading zone, telle quâelle a Ă©tĂ© dĂ©finie par Peter Galison [30]. Dans cette zone, chaque rĂ©gime discursif a ses propres enjeux, ses propres dispositifs Ă©nonciatifs. Mais chacun interagit avec lâautre selon des procĂ©dures communes, un langage partagĂ©, des emprunts rĂ©ciproques de stratĂ©gies dâaccrĂ©ditation et de mĂ©thodes. 14La stratĂ©gie du chercheur en sciences et littĂ©rature est alors toute trouvĂ©e en Ă©tudiant un corpus qui contredit dâemblĂ©e la division des disciplines, ou en sâintĂ©ressant Ă une Ă©poque oĂč elle est purement et simplement anachronique, il en dĂ©montre de facto le caractĂšre arbitraire, historique et construit. Plus dĂ©licate est la tĂąche lorsquâon sâavance dans le temps, et que les disciplines littĂ©raires et scientifiques commencent Ă se dĂ©finir en sâopposant. Les liens perdurent, mais un et sâimpose comme copule nĂ©cessaire entre deux territoires qui sâĂ©loignent. 15Les difficultĂ©s mĂ©thodologiques propres Ă ce domaine dâexploration hybride ont donc permis le dĂ©veloppement de nouvelles approches, dont les Ă©tudes littĂ©raires ont largement profitĂ©. BĂ©nĂ©fice mĂ©thodologique dâabord en Ă©largissant le champ des objets Ă©tudiĂ©s, on interroge la pertinence des mĂ©thodes disponibles, on rĂ©vise lâoutillage conceptuel de lâanalyse littĂ©raire, ce qui a permis par exemple lâapproche renouvelĂ©e de grandes notions littĂ©raires telles que la vraisemblance, la fiction, le rĂ©cit. RĂ©flĂ©chir Ă partir de la frontiĂšre, câest adopter une perspective qui permet de mettre au jour des textes oubliĂ©s, un corpus souvent mal ou mĂ©connu, car il nâentre pas dans les catĂ©gories traditionnelles du canon de lâhistoire littĂ©raire ou de lâhistoire des sciences. BĂ©nĂ©fice conceptuel surtout lâune des pistes empruntĂ©es par les recherches littĂ©raires actuelles consiste Ă sortir du champ de la littĂ©rature afin de mieux le saisir, et de percevoir la fĂ©conditĂ© du littĂ©raire » par-delĂ les bornes institutionnelles de la littĂ©rature. Se dĂ©veloppe ainsi une approche de la forme littĂ©raire non pas coupĂ©e du monde, mais en interaction avec dâautres savoirs et objets du monde. Loin de nâĂȘtre quâun rĂ©ceptacle pour un savoir scientifique en train de se faire, la littĂ©rature peut ĂȘtre conçue comme un mode singulier de connaissance. Câest lâune des hypothĂšses les plus fructueuses des Ă©tudes littĂ©raires actuelles [31]. 16Du point de vue de lâhistoire des sciences, les bĂ©nĂ©fices ne sont pas moindres. Le rapprochement avec lâhistoire littĂ©raire permet dâenvisager la science comme une partie intĂ©grante, et importante, de la culture, revendication des scientifiques souvent trop peu entendue. Comme le signale lâhistorien des sciences Mario Biagioli, un outil classique de lâanalyse littĂ©raire â lâĂ©tude des structures dâun texte â est devenu un enjeu essentiel des science studies. Il suggĂšre mĂȘme que les enseignants des dĂ©partements de littĂ©rature sâallient avec les chercheurs en science studies afin dâapprendre Ă leurs Ă©tudiants comment analyser la construction littĂ©raire du discours scientifique [32]. Un mouvement de dĂ©senclavement de lâhistoire des sciences se dessine ainsi, qui fait Ă©cho Ă lâouverture des Ă©tudes littĂ©raires. Cette ouverture symĂ©trique tĂ©moigne ainsi dâune volontĂ© dâinterroger, et de remettre en cause, les grandes partitions binaires de la pensĂ©e occidentale. Notes [1] A. N. Whitehead, Science and the Modern World, Cambridge, Cambridge University Press, 1925, p. 55. [2] M. Serres, HermĂšs V Le Passage du Nord-Ouest, Paris, Minuit, 1980. [3] M. Serres, Feux et signaux de brume, Paris, Grasset, 1975. [4] Ibid., p. 14. [5] Ibid., p. 12-13. [6] Voir L. J. Jordanova et R. Williams, Languages of nature critical essays on science and literature, Londres, Free association books, 1986 ; G. Levine Ă©d., One Culture Essays on Science and Literature, Madison, University of Wisconsin Press, 1987 ; J. Christie et S. Shuttleworth, Nature transfigured Science and literature 1700-1900, Manchester, Manchester University Press, 1989. [7] A World in the Moon a Study of the Changing Attitude toward the Moon in the Seventeenth and Eighteenth Centuries, Northamptan Mass., Smith college Departments of modern languages, 1936 ; Kepler, the Somnium and John Donne », Journal of the History of Ideas, I, 1940, p. 259-280 ; Science and Imagination, Ithaca, Cornell University Press, 1956 ; Voyages to the moon, New York, Macmillan Co., 1960 ; The Breaking of the Circle. Studies in the effects of the New Science » upon Seventeenth Century Poetry, New York / Londres, Columbia University Press, 1962. [8] F. Hallyn, La Structure poĂ©tique du monde Copernic, Kepler, Paris, Le Seuil, 1987. [9] A. Lovejoy, The Great Chain of Being A Study of the History of an idea, Cambridge Mass., Harvard University Press, 1936. [10] L. Davis, Factual Fictions The Origins of the English Novel, New York, Columbia University Press, 1983 ; M. McKeon, The Origins of the English novel 1600-1740, Baltimore, John Hopkins University Press, 1987 ; T. Pavel, Univers de la fiction, Paris, Le Seuil, 1988 ; Pageaux, Naissances du roman, Paris, Klincksieck, 1995 ; M. DiLonardo Troiano, New physics and the modern French novel an investigation of interdisciplinary discourse, Currents in comparative Romance languages and literatures, New York, P. Lang, 1995 ; R. Mayer, History and the early English novel matters of fact from Bacon to Defoe, Cambridge, Cambridge University Press, 1997 ; F. Garavini, La Maison des jeux. Science du roman et roman de la science au XVIIe siĂšcle [1980], trad. A. EstĂšve, Paris, Champion, 1998 ; T. Pavel, La PensĂ©e du roman, Paris, Gallimard, 2003. [11] Voir J. Dietz Moss, Novelties in the Heavens. Rhetoric and Science in the Copernican Controversy, Chicago, Chicago University Press, 1993 ; J. Fahnestock, Rhetorical Figures in Science, Oxford, Oxford University Press, 1999 ; T. Skouen et R. Stark dir., Rhetoric and The Early Royal Society, Leyde, Brill, ligne [12] Voir H. S. Turner, The English Renaissance Stage Geometry, Poetics and the Practical Spatial Arts 1580-1630, Oxford, Oxford University Press, 2006 ; H. Marchitello, The Machine in the Text Science and Literature in the Age of Shakespeare and Galileo, Oxford, Oxford University Press, 2011 ; Fr. AĂŻt-Touati, Contes de la Lune essai sur la fiction et la science modernes, Paris, Gallimard, Paris, 2011. [13] A. Blair, Theatre of Nature, Princeton, Princeton University Press, 1997 ; A. Steczowicz, The Defence of Contraries ». Paradox in the Late Renaissance Disciplines, thĂšse de doctorat, University of Oxford, 2004 ; J. Paradis, Montaigne, Boyle and the Essay of Experience », dans G. Levine Ă©d., One Culture, op. cit., p. 59-91. [14] P. Dear dir., The Literary Structure of Scientific Argument Historical Studies, Philadelphie, Pennsylvania University Press, 1991 ; R. Westman, Proof, Poetics and Patronage Copernicusâs Preface to De Revolutionibus », dans D. C. Lindberg et R. S. Westman Ă©d., Reappraisals of the Scientific Revolution, Cambridge Mass., Cambridge University Press, 1990, p. 167-205 ; C. Licoppe, La Formation de la pratique scientifique. Le discours de lâexpĂ©rience en France et en Angleterre 1630-1682, Paris, La DĂ©couverte, 1996. [15] Dans ces deux domaines, lâouvrage fondateur est celui de S. Schaffer et S. Shapin, Leviathan and the air-pump Hobbes, Boyle, and the experimental life, Princeton, Princeton University Press, 1985. Voir aussi S. Shapin, A Social History of Truth, Chicago, University of Chicago Press, 1994 ; P. Dear, Discipline and Experience the Mathematical Way in the Scientific Revolution, Chicago, University of Chicago Press, 1995 ; S. Schaffer, La Fabrique des sciences modernes, trad. S. Van Damme, L. Marcou et Fr. AĂŻt-Touati, Paris, Le Seuil, 2014. [16] Voir B. Latour, La rhĂ©torique scientifique quâest-ce que la force dâun argument ? », dans F. Bailly dir., Sens et place des connaissances dans la sociĂ©tĂ©, Paris, CNRS, Paris, 1986, p. 251-287 ; Science in Action how to follow scientists and engineers through society, Cambridge Mass., Harvard University Press, 1987 ; B. Latour et F. Bastide, LâopĂ©ra du rein â mise en scĂšne, mise en fait », dans B. Latour, Petites leçons de sociologie des sciences, Paris, Seuil, 1996, p. 83-99 [dĂ©jĂ paru en 1993 sous le titre La Clef de Berlin et autres leçons dâun amateur de sciences]. [17] A. Viala, Naissance de lâĂ©crivain. Sociologie de la littĂ©rature Ă lâĂąge classique, Paris, Minuit, 1985. [18] R. Chartier et G. Cavallo dir., Histoire de la lecture dans le monde occidental, Paris, Le Seuil, 1997 ; M. Rosellini, Lecture et Connaissance des bons livres ». Charles Sorel et la formation du lecteur, thĂšse de doctorat, UniversitĂ© de Paris III, 2004. [19] E. Eisenstein, The Printing Revolution in Early Modern Europe, Cambridge, Cambridge University Press, 1983 ; M. Frasca-Spada et N. Jardine dir., Books and the Sciences in History, Cambridge, Cambridge University Press, 2000. [20] Dans cette tradition, fort utile au demeurant puisquâelle a mis en lumiĂšre des conjonctions et des interactions, on peut citer, en France, Bridenne, La LittĂ©rature française dâimagination scientifique, Paris, G. A. Dassonville, 1950 ; et aux Ătats-Unis, R. Foster Jones, The Seventeenth Century Studies in the History of English Thought and Literature from Bacon to Pope, Stanford, Stanford University Press, 1951. [21] J. S. Spink, Literature and the Sciences in the Age of MoliĂšre, confĂ©rence inaugurale donnĂ©e au CollĂšge de Bedford 20 janvier 1953, Londres, International Book Club, 1953. [22] Voir F. BĂ©roalde de Verville, Le Cabinet de Minerve auquel sont plusieurs singularitĂ©s. Figures. Tableaux. Antiques. Recherches saintes. Remarques serieuses. Observations amoureuses. SubtilitĂ©s agrĂ©ables. Rencontres joyeuses et quelques histoires meslĂ©es Ă©s avantures de la sage Fenisse patron du Devoir, Paris, M. Guillemot, 1596 Ă©d. Fanlo, Ă paraĂźtre ; A. Domayron, Histoire du siege des Muses, ou parmi le chaste Amour est traictĂ© de plusieurs belles et curieuses Sciences, Divine Moralle et Naturelle, Architecture, Alchimie, peincture et autres, Lyon, S. Rigaud, 1610. [23] Pour lâAngleterre, outre les travaux citĂ©s de M. H. Nicolson, voir M. Llasera, ReprĂ©sentations scientifiques et images poĂ©tiques en Angleterre au XVIIe siĂšcle Ă la recherche de lâinvisible, Paris, CNRS, 1999. Pour la France, voir Ph. ChomĂ©ty, Philosopher en langage des dieux ». La poĂ©sie dâidĂ©es en France au siĂšcle de Louis XIV, Paris, Champion, 2006. [24] Citons notamment A. de Fatouville, Arlequin empereur de la Lune [1684], dans Le Théùtre italien ou Le Recueil gĂ©nĂ©ral de toutes les comĂ©dies et scĂšnes françaises jouĂ©es par les comĂ©diens italiens du roi, Ă©d. T. Gherardi, Paris, Briasson, 1741, t. I ; A. Behn, The Emperor of the Moon, Londres, J. Knight, 1687 ; Th. dâUrfey, Wonders in the Sun. A Comick Opera, Londres, J. Tonson, 1706 ; E. Settle, The World in the Moon, an Opera, Londres, A. Roper, 1697. [25] Fr. AĂŻt-Touati, Penser le ciel Ă lâĂąge classique. Fiction, hypothĂšse et astronomie de Kepler Ă Huygens », Annales. Histoire et Sciences Sociales, mars-avril 2010, p. 325-344. [26] G. Beer, Open Fields Science in Cultural Encounter, Oxford, Clarendon Press, 1996, chap. 8, p. 177 sq. [27] S. Greenblatt, Marvelous Possessions the Wonder of the New World, Oxford, Clarendon Press, 1990, p. 23. [28] G. Holton, LâImagination scientifique, Paris, Gallimard, 1981 ; id., LâInvention scientifique, Paris, Puf, 1982. Câest de ce mĂȘme constat que part F. Hallyn dans son introduction Ă La Structure poĂ©tique du monde, op. cit. [29] Ă ce titre, les importants travaux de R. Foster Jones, tĂąchant de saisir lâinfluence du style scientifique » mis en place par la Royal Society sur » la littĂ©rature anglaise de la fin du XVIIe siĂšcle, ont fait lâobjet de sĂ©vĂšres critiques qui ont pointĂ© les problĂšmes et les limites dâune telle mĂ©thodologie. Voir R. F. Jones, Science and English Prose Style in the Third Quarter of the Seventeenth Century », Publications of the Modern Language Association of America, vol. 45, 1930, p. 977-1009 ; The Seventeenth Century Studies in the History of English Thought and Literature from Bacon to Pope, Stanford, Stanford University Press, 1951 ; Ancients and Moderns A study of the rise of the scientific movement in seventeenth-century England, Saint-Louis Miss., Washington University Press, 1961. Cf. les critiques notamment de B. Vickers, The Royal Society and English Prose Style A Reassessment », dans B. Vickers et N. S. Struever, Rhetoric and the Pursuit of Truth Language change in the Seventeenth and Eighteenth Centuries, Los Angeles, University of California, 1985, p. 3-76. [30] P. Galison, Image and Logic. A Material Culture of Microphysics, Chicago, University of Chicago Press, 1998. En ce qui concerne cette reprĂ©sentation des relations entre littĂ©rature et science, je donne Ă la notion de zone dâĂ©change une extension plus large que celle que propose P. Galison. [31] Citons notamment, au-delĂ des Ă©tudes consacrĂ©es Ă la Renaissance et Ă lâĂąge classique, les travaux de Marielle MacĂ© et dâYves Citton, qui proposent dâenvisager la littĂ©rature comme ressource ». [32] M. Biagioli, Postdisciplinary Liaisons Science Studies and the Humanities », Critical Inquiry, vol. 35, 2009, p. 816-833, notamment p. ligne
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